pourquoi il ne faudra tirer aucune conclusion du test face à l’Ecosse

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Les Bleus sont dans le dur physiquement après avoir souffert

Ils ont, paraît-il, hâte d’y être. Sur la pelouse de l’Allianz Riviera, dès ce samedi face à l’Ecosse (21 h 05). Pour se tester à balles réelles, face à un adversaire vaincu sans saveur lors du dernier Tournoi des VI Nations (27-10). Pourtant, la préparation physique entamée par les Bleus au début de l’été, à Marcoussis, puis à Cap d’Ail et en Espagne, a laissé des traces. Beaucoup de traces. La plupart des joueurs ont affirmé n’avoir jamais connu une préparation aussi dure. Les Français, sous la férule d’un nouveau préparateur physique (Thibault Giroud), ont souffert. Les plages de récupération étaient rares, sur le terrain. Plusieurs fois, les Français ont confié multiplier les siestes pour se refaire la cerise et aller se coucher le plus tôt possible le soir pour être frais le lendemain. Autant dire que le rythme risque d’être un poil saccadé face à l’Ecosse pour ce premier galop d’essai.

“On sait aussi que tout ne sera pas parfait. Personne ne triche depuis le début de la préparation. Peut-être qu’on manquera un peu de rythme, c’est normal”, a reconnu l’arrière toulousain Maxime Médard jeudi depuis Nice. Le sélectionneur des Bleus, Jacques Brunel, a également rappelé que l’accent avait été mis sur la dimension physique, et qu’il attendait d’en voir les bénéfices face à l’Ecosse : “J’attends que ce match valide le travail que l’on a fait sur le plan physique car ça a été une préparation un peu dure. J’espère qu’on aura comblé ce handicap et qu’on sera capable de soutenir une rencontre dans la durée.”

Les Bleus ne vont pas dévoiler tous leurs atouts

L’arrivée de Fabien Galthié dans l’encadrement de l’équipe de France a, et va encore, nécessairement changer des choses dans la structure du jeu français. L’ancien technicien de Toulon, Montpellier et Paris a mis l’accent sur la capacité de ses joueurs à rivaliser dans tous les secteurs physiques des standards internationaux. Le jeu français comportera aussi quelques innovations, même si celles-ci ne seront pas toutes dévoilées lors de la rencontre face à l’Ecosse. Les sorties de camp – un secteur balbutiant depuis de longs mois – ont été (re)travaillées de fond en comble, avec notamment plus de préparation et plus de solutions offertes au demi de mêlée derrière son ruck et à l’ouvreur loin de la ligne d’avantage.

“J’espère qu’on sera capable de mettre en œuvre des repères en tant qu’équipe, qu’on sente qu’il y a une osmose dans l’équipe, que chacun sait vers quoi on se dirige et comment y aller”, affirme Jacques Brunel. Les combinaisons offensives, avec notamment plusieurs possibilités pour le porteur du ballon sur chaque course (avec l’aide des ailiers ou de l’arrière, à l’intérieur du jeu), ne seront pas toutes testées face à l’Ecosse, à Nice ou à Edimbourg. Il faut plutôt s’attendre à une vraie répétition générale face l’Italie le 30 août prochain au Stade de France.

Les Bleus de Nice ne seront pas les Bleus de Tokyo

En 2015, seulement quatre joueurs alignés lors du premier match de préparation face à l’Angleterre (Maestri, Picamoles, Dumoulin et Spedding) avaient débuté la rencontre face à l’Italie pour lancer la Coupe du monde. En 2011, ils étaient sept à avoir doublé (Pierre, Dusautoir, Lakafia, Harinordoquy, Yachvili, Trinh-Duc, Clerc). Les Bleus choisis par Jacques Brunel pour démarrer face à l’Ecosse ce samedi à Nice ont finalement peu de garanties d’être encore là, au coup d’envoi, face à l’Argentine le 21 septembre prochain. La troisième ligne de ce samedi, notamment, risque fort d’être une simple une expérimentation. Picamoles, Iturria, Lauret ou même Camara partaient, il y a encore quelques semaines, avec plusieurs longueurs d’avance sur les Cros, Ollivon ou Alldritt.

Les Bleus vont affronter des Ecossais eux aussi remaniés

Un talonneur et un centre qui font leur retour après plus de six mois de blessure (Stuart McInally et Duncan Taylor), deux piliers à moins de 15 sélections (Jamie Bhatti et Simon Berghan), deux stars même pas dans le groupe (le demi de mêlée Greig Laidlaw et l’ouvreur Finn Russell), des habitués laissés au repos (Maitland, Horne, Jones, Seymour). L’Ecosse fait en partie tourner son effectif pour ce premier rendez-vous de préparation face au XV de France. Les conclusions à tirer seront donc très minces, quoi qu’il arrive. Victoire ou défaite.



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